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Star Knife
La Nouvelle Génération
J. L. Jensen est un jeune coutelier, né à Los Angeles mais transplanté, suite à ses études, à Providence dans le Rhode Island (nord-est des USA). Son parcours, à lui aussi, est assez original, en ce sens qu'il est directement passé des études universitaires à la coutellerie d'art haut de gamme (ses pièces démarrent à 10.000 dollars, presque 19.000 F!). Cela est le résultant d'un approfondissement de sa philosophie personelle en fonction de ses dons... et de la remarquable souplesse du système universitaire américain. Résumons.
Fin 1990 J. L. Jensen, diplômé de High School (notre baccallauréat) avec une orientation en photographie, trouve à Savannah en Georgie (sud-est des USA) une université offrant des diplômes dans le domaine qui l'intéresse. Mais dès le premier semestre il découvre, lors d'un cours obligatoire sur le Design en 3 Dimensions, qu'en fait c'est cela qui l'attire véritablement. Il abandonne la photo en pendant deux ans prend tous les cours qu'il peut, se rapportant à ce sujet : joaillerie et sculpture principalement, cette université n'ayant pas véritablement un cursus complet en rapport avec le travail en 3D. Il recherche alors une autre université offrant un programme adapté à ses besions et trouve la Rhode Island School of Design (R.I.S.D.) à Providence, une des meilleurs des USA en ce domaine. Après presque un an de formalités et d'attende (la R.I.S.D. est très rechercheé), en juillet 1993 il est finalement accepté et choisit en fin de compte la joaillerie plutôt que la sculpture, car il préfère avoir une solide base technique dans un domaine conret (d'autant plus qu'il a déjà un assez large bagage de connaissances sur le sujet).
Il se rend cependant bien compte que son intérêt véritable n'est pas dans le bijou en tant qu'objet ayant une fonctionnalité (collier, bague, bracelet, broche etc.) et devant être porté, mais dans le côte esthétique et technique de la fabrication, dans les formes à donner à des métaux ou à d'autres matériaux divers.
La Révélation
A l'été 1994 il se rend en Europe (Italie et France) pour y participer à des séminaires d'été sur la sculpture, ce qui lui parait indispensable pour se changer des bijoux (ou des couteaux, après un grand Knife Show, comme c'est le cas actuellement!). Et c'est à Pont-Aven en Bretagne, lors d'un cours d'été où il enseigne la soudure à de juenes sculptuers, qu'il touche enfin du doigt ce autour de quoi il tournait depuis plusieurs années. Soudant ensemble des matériaux divers, il réalise à titre d'exemples des objets, pour lui abstraits, mais que ses étudiants des épées. C'est une véritable révélation : en vérité son travail tournait autour du couteaux depuis longtemps, mais pris dans un environnement en rapport avec le corps et la mode, personne ne s'en était a peine rentré aux USA, il va rencontrer un ancien de la R.I.S.D. devenu coutelier dans la région, George Dailey et se mettre à apprendre les bases techniques propres à la coutellerie au jeu, devenir un grand ami de G. Dailey et se consacrer désormais exclusivement aux couteaux. J. L. Jensen arrivera même à convaincre la Direction de son Dépratment à la R.I.S.D. d'accepter qu'il fasse des couteaux et non plus des bijoux! Et c'est ainsi qu'en 1996 il obtiendra son B.P.A. (diplôme d'arts plastiques) en bijouterie et travail du métal.
Déjà, pendant ses études, J. L. Jensen assistait à de nombreux salons de coutellerie et vendait, de-ci de-là, des couteaux, des bijoux ou des sculptures. Une fois sorti de l'université il va se lancer à plein temps dans le marché du couteau d'art, la sculpture restant cependant pour lui une activité indispensible, comme une autre facette de lui-même.
Curieusement, il a ainsi produit en 1997 une série de grands crucifix en métal, de 150 à 200 kg chacun, un recyclant les matériaux accumulés dans son atelier. Il trouve à ce mélange Guerre (couteaux, épées) -/Religion (crucifix, calvaries), avec en plus un recyclage trés « environmental », une signification profondément philosophique, une véritable illustration de la condition humaine.
Vous l'avez compris, John Lewis Jensen n'est pas le coutelier américain standard. Partant d'une quête philosophique trés personelle, il arrive à un objet dont il cherche à épuiser toutes les significations historiques, mythiques, sociales, reliqieuses par une intense recherche formelle et une rápeu plus élaborée. En quelque sorte il est sur la même longueur d'ondes que des artistes francophones tels que Pierre Reverdy ou Chantal Gilbert, qui ont une approche globale plus intellectuelle que les anglo-saxons. Précisons pour terminer que J. L. Jensen ne réalise normalement que 12 pièces par an!
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